La Thaïlande est une économie basée sur la libre entreprise, elle privilégie des politiques favorables aux investissements et a développé de puissantes industries d’exportation.

La Thaïlande compte 38.7 millions de travailleurs: 42.4% dans l’agriculture, 19.7% dans l’industrie et 37.9% dans les services. L’agriculture représente jusqu’à 10.4% du PIB, l’industrie 45.6% et les services 44%. (CIA World Factbook, 4/5/11).

Le moteur principal du développement national est le Plan de Développement Economique et Social de la Thaïlande (ou National Economic and Social Development Plan, NESDP). Le 10e plan (2007-2011) avait pour vision de développer “une économie Verte et une société Heureuse’ le 11e plan vise une société heureuse traitée avec équité, impartialité et imperméabilité aux changements” , selon le concept de développement durable. Le plan a pour objectif de soutenir une production de produits et services respectueuse de l’environnement.

Les exportations représentent environ la moitié du PIB, en  2010, elles étaient estimées à 191.3 milliards de dollars; la fabrication de machines et les composants électroniques, les minéraux, et produits de base agricole (riz, cassave, tapioca, caoutchouc, maïs, canne à sucre, noix de coco et soja), le tourisme et la bijouterie étant les principales sources d’exportation. La Thaïlande est également dotée de réserves de pétrole et de gaz naturel, mais importe la plupart de son électricité du Laos, avec de nouveaux projets de barrages qui suscitent l’inquiétude des pays voisins en aval du Mékong.

La crise financière internationale de 2008-09 a sévèrement affecté les exportations de la Thaïlande, la plupart des secteurs accusant des taux de décroissance à deux unités. 2010 a vu l’économie redémarrer avec vigueur.

Tourisme

Les objectifs liés au 10e Plan Touristique visent une gestion pérenne de l’offre, le soutien aux efforts des différents acteurs, avec un accent mis sur la gestion raisonnée des ressources naturelles et l’efficacité énergétique.

Le Ministère du Tourisme et des Sports a développé 26 standards de qualité répartis en 4 groupes: 1) l’hébergement 2) services touristiques 3) activités touristiques 4) attractions touristiques, qui couvrent également l’écotourisme et incluent des ‘standards de séjours chez l’habitant’ dans les villages ruraux.

En  2003, l’administration pour la gestion des Zones Désignées pour un Tourisme Durable a été établie sous la responsabilité du Bureau du Premier Ministre afin d’assurer la coordination de la gestion d’un tourisme durable entre les différents acteurs (organisations gouvernementales, entreprises d’état et communautés locales), au niveau de ces “destinations spéciales pour un tourisme durable”.

En  2009, suite à la crise financière mondiale, le gouvernement a annoncé le Tourisme comme priorité nationale. Un budget conséquent a donc été alloué au tourisme,  avec des objectifs de soutien au tourisme durable.

Reconnaissant l’importance de sensibiliser le public au réchauffement climatique et de fournir une information de qualité pour attirer les voyageurs responsables, la ‘Tourism Authority of Thailand (TAT) apporte son soutien direct au tourisme durable dans le cadre de son Concept des Sept Points Vert .

En 2011, le Ministre s’est engagé à faire de l’environnement une des priorités du développement touristique de la Thaïlande.

De nombreuses initiatives de tourisme durable émanant tant du secteur privé que public et des ONG ont été lancées par des organisations telles que la Fondation Greenleaf (Greenleaf Foundation), l’Association de l’Ecotourisme et du Tourisme d’Aventure Thaïlandais (The Thaï Ecotourism and Adventure Travel Association, TEATA), l’Institut Thaïlandais du Tourisme Communautaire (Thailand Community Based Tourism Institute, CBT-I), souvent avec le soutien de partenaires internationaux.

Les changements dans le secteur  du tourisme ont été rendus possible par des mouvements concordants au sein de la société thaïlandaise vers une plus grande participation des communautés locales, la montée en puissance de la société civile, une prise de conscience de l’environnement et des problèmes liés au changement climatique, l’émergence des concepts de RSE et d’entreprises sociales et grâce au dévouement de certains opérateurs privés.